243.887 € pour la recherche sur le cancer colorectal

Recherche - 4 mai 2015

Le Prof. Dr Serge Haan et le Dr Elisabeth Letellier de l’Université du Luxembourg explorent le rôle des cellules souches dans le cancer colorectal. Pour soutenir la deuxième phase de leur projet intitulé ‘Influence of hypoxia on colon cancer system cells: relevance of epigenetics and metabolomics‘, le Dr Carlo Bock, président de la Fondation Cancer et Martine Neyen, directrice de la Fondation Cancer, ont remis un chèque de 243.887 € aux chercheurs, en présence du Prof. Dr Rainer Klump, recteur de l’Université du Luxembourg.

Dans la recherche portant sur le cancer colorectal, les cellules souches cancéreuses jouent un rôle important car elles favorisent l'invasion des tumeurs et par conséquent l'apparition de métastases. En plus ces cellules souches sont fortement résistantes aux thérapies conventionnelles telles que la chimiothérapie. Par conséquent, il est important de développer des thérapies qui vont cibler spécifiquement ces cellules. Or, ce qui pose problème de prime abord, c’est d’identifier ces cellules souches avec certitude. Dans la première phase de leur projet de recherche, le Prof. Dr Serge Haan et sa collègue, le Dr Elisabeth Letellier, ont mis en place leurs propres cultures de cellules souches cancéreuses correspondant aux différents stades du cancer du côlon. Ils ont pu constater que la signature génétique de ces cellules permet de prédire l'évolution de la maladie chez chaque patient. Ce résultat prometteur a été publié dans le prestigieux ‘British Journal of Cancer’.

Dans la deuxième phase du projet qui continue à être soutenu par la Fondation Cancer, intitulé ‘Influence of hypoxia on colon cancer stem cells: relevance of epigenetics and metabolomics’ - Phase 2, les scientifiques veulent mieux comprendre l'implication des cellules souches dans l’initiation et la progression du cancer colorectal. Par le passé, les chercheurs ont été en mesure de montrer que le manque d'oxygène (hypoxie), une situation qu’on retrouve souvent dans les tumeurs solides, affecte négativement le comportement des cellules souches du cancer dans la mesure où ces dernières deviennent plus agressives. Ils ont identifié des miRNA, de petits fragments d’ARN qui agissent comme les initiateurs de cet effet. Haan et Letellier vont approfondir l’étude du rôle joué par les différents miRNA dans les propriétés des cellules souches. À terme, ils espèrent que des thérapies pourront être développées pour contrecarrer les effets des cellules souches cancéreuses.

Dernière modification le 4 mai 2015

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